Déc.
17
2012

Brève: Qu'est-ce que la Galère Portugaise?

Catégorie : Actualités

Alessandro nous expliquait la semaine dernière avoir découvert à bord une "caravelle portugaise" (ou "galère portugaise"). Découvrons ensemble la Physalia Physalis.

 

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©Alessandro Di Benedetto/Team Plastique

 

Article tiré de Wikipédia, à lire ici.

 

La Galère portugaise, Physalie ou Vessie de mer (Physalia physalis) est une espèce de siphonophore marin, c'est-à-dire une colonie comportant quatre types de polypes1 soutenue en surface par un flotteur de 10 à 20 cm. Malgré les apparences, ce n'est pas une sorte de méduse.

Elle fait partie du neuston, cette catégorie d'organismes aquatiques liés à la surface, et de ce que le biologiste marin Alister Hardy avait décrit sous le nom de « The Blue Fleet » (La Flottille Bleue), aux côtés de deux autres cnidaires : la Porpite (Porpita porpita) et la Vélelle (Velella velella). De ce fait, bien qu'elles vivent habituellement dans les mers tropicales et subtropicales, les vents dominants peuvent les déporter sur de grandes distances, notamment vers les côtes européennes où l'on assiste certaines années à des échouages massifs.

 

 

La Physalie est composée d'eau à hauteur de 90 %.

Le flotteur, un pneumatophore, est une sorte de ballon ovale translucide et quasi symétrique avec une ligne de crête aux couleurs de l'arc-en-ciel avec une tendance vers le pourpre, le vert, le bleu et le violet.

Ce pneumatophore permet à la Physalie de se déplacer grâce aux courants marins et au vent. Il est rempli d'air2 mais peut contenir une teneur certaine en monoxyde de carbone (jusqu'à 13 %), produit in-vivo2. Pour échapper à une attaque venue de la surface, le pneumatophore peut être dégonflé permettant ainsi à la Physalie de plonger brièvement2.

Sous les flotteurs partent de multiples filaments de plusieurs mètres de long (10 mètres en moyenne, mais pouvant atteindre 50 mètres3). Extrêmement urticants, leur brûlure est plus intense que celle de l'ortie et peut provoquer un état de choc chez ceux qui en sont victimes dans l'eau. Le poison est produit par les nématocystes des cnidocytes et peut tuer de petits poissons, proies qui seront attirées vers et digérées par les gastrozoïdes (un des types de polypes de la colonie).

Les filaments microscopiques, les nématocystes, peuvent conserver leur pouvoir urticant longtemps après la mort de l'animal.

La Physalie évolue en masse simultanément. Sous les tropiques, on peut rencontrer des bancs formés de plusieurs millions d'individus.